SP – Sansonnets, un cygne à l’envers de Pierre Thiry

Chronique sur Sansonnets un cygne à l’envers par Au paradis de s livres de FloppyCorse.

Lectures à Flo(ts)

Merci à l’auteur Pierre Thiry pour m’avoir permis de découvrir son merveilleux recueil.

14022128_10207183018749907_3126025528583649401_nRésumé :

Ces cent sonnets sont des sourires qui te sont adressés. Ils ont été écrits lorsque j’avais du temps : à l’arrêt d’autobus, sur le quai de la gare SNCF, dans un train, sur une terrasse de café, dans une salle d’attente, sur un coin de table durant un repas ennuyeux, dans mon bureau, dans un magasin de chaussures, en discutant avec ma coiffeuse, en attendant un dessert au restaurant, en marchant en forêt, en essayant une nouvelle chemise, en lisant un livre, en marchant sous la pluie, en savourant un concert, en rêvant devant un arbre, en écoutant converser les sansonnets au-dessus de l’étang des cygnes… Où mènent-ils? Vers la recette de… …de quoi? Ouvre, explore et tu verras…

Mon avis :

Un très beau recueil de poésie que l’auteur a écrit un peu…

Voir l’article original 96 mots de plus

Publicités

Abiola et la plante magique par Iman Eyitayo

20160826_104336Ce roman jeunesse est un coup de cœur ; le cri du cœur d’une Béninoise pour son pays de naissance ; le cri d’amour d’une petite fille pour sa grand-mère.

Il a été écrit pour transmettre et ce qu’il transmet est considérable. Il nous offre de voyager à Porto Novo, la capitale du Bénin, située sur les bords de la lagune de la baie du Bénin dans le golfe de Guinée, à quelques encablures de Cotonou. Pour ceux qui connaissent déjà l’Afrique de l’ouest ce livre évoquera sans doute une foule d’images, de sons et de saveurs. Pour ceux qui ne connaissent pas encore le Bénin (que l’on appelait Dahomey avant 1960 lorsqu’il était une colonie française) ce petit livre est une merveilleuse introduction.

Abiola, une petite fille de sept ans, rend visite à sa grand-mère à Porto Novo. Elle s’en réjouit. Mais sa « grand m’man » est trop malade pour que les enfants puissent l’approcher. Autour du sérieux de la maladie le monde des adultes a érigé une muraille. Dans sa générosité de petite fille résolue à faire plaisir Abiola cherche le moyen d’agir. De quelles forces peut disposer une enfant qui n’a pas la science des adultes ? Abiola a la chance de bénéficier de la plus merveilleuse des puissances celle qu’offre l’amitié. Hui Lin son amie Chinoise, Francis son ami Français vont apporter à Abiola leur soutien pour affronter ses peurs, peur de la maladie, peur de l’inconnu… Peut-on empêcher une petite fille de soigner sa grand-mère ? Comment Abiola parviendra à ses fins ? Ce livre explore ces passionnantes questions en transmettant des valeurs : importance de l’amitié, amour pour sa famille, discipline mais surtout le courage d’agir. Le courage d’Abiola est au cœur de l’intrigue. Pour apprendre il faut aussi savoir résister à la peur, surmonter les barrières infranchissables, apprivoiser l’inconnu. Le texte ne s’encombre pas de descriptions superflues. Il suggère, il ouvre des pistes, à chacun de continuer à explorer ce chemin à sa manière. Ce livre est léger, de la plus belle des légèretés celle de l’esprit. Les illustrations de Megane Cuvellier, imprimées en noir et blanc ne dévorent pas le texte et laissent toute sa place au déploiement d’un imaginaire coloré. J’ai lu cette histoire en retrouvant les plaisirs de lecture de l’enfance. Vous savez : celui de ces livres que l’on ne veut pas lâcher et pour lesquels on rallume, en pleine nuit, une bougie pour les lire en cachette. Le sens réel de l’expression « plante magique » du titre c’est peut-être bien cette petite chose fragile, impalpable et cependant si puissante qu’offre au lecteur l’imaginaire qui stimule l’esprit lors d’une lecture palpitante. Comment affronter la peur ? Comment affronter l’inconnu pour garder intacte sa générosité et ses capacités d’agir ? Parce-qu’il aborde avec finesse, discrétion et intelligence ces questions importantes, ce petit livre mérite d’être mis entre toutes les mains.

Auteur: Iman Eyitayo

Illustrations: Mégane Cuvelier

Titre: Abiola et la plante magique

Prix: 6,00€

Nombre de pages: 88

Editions Les plumes solidaires

ISBN: 9791096622009

Quatrième de couverture:

ROMAN JEUNESSE à partir de 7 ans.

Abiola, 7 ans ½, est une petite fille pleine d’entrain à l’approche des vacances scolaires. Seulement, cette année, quelque chose la rend triste : sa grand-mère est malade et elle est incapable de l’aider. Heureusement, son amie Hui Lin lui parle d’une rumeur qui circule dans les marchés chinois de la capitale : une fleur capable de guérir toutes les maladies pousserait chaque année, juste avant le début de la saison des pluies, à une trentaine de kilomètres de là. Toutefois, la plante serait protégée par des créatures auxquelles personne ne veut avoir affaire…

Vous pouvez acheter ce livre en ligne sur le site internet d’Iman Eyitayo cliquez ici « CLIC ». Vous pouvez aussi le trouve sur le site Amazon.fr au format papier cliquez ici « CLIC » ou bien au format numérique pour tablette Kindle cliquez là « CLIC ».

« Le rire des choses » de Jean-Pascal Ansermoz

Le rire des chosesIvre à la dérive Olivier rentre chez lui. Sa journée a été désastreuse. Il vient d’être licencié de l’agence de voyages parisienne où il travaillait. Fin brutale d’une vie d’insouciance confortable. Il rentre chez lui, ouvre sa boîte aux lettres et trouve un courrier étrange : un journal de voyage, rédigé par son frère Christian qui avait disparu depuis deux ans, après avoir quitté la France pour la Mauritanie. Olivier reçoit ce message comme un appel et décide de se rendre en Afrique pour retrouver son frère. Le secourir. A partir de ce nœud Jean-Pascal Ansermoz construit un petit roman écrit dans un style sobre et efficace. La narration ous fait suivre les impressions de voyage d’Olivier et la lecture du journal de Christian. Deux trajectoires et deux points de vue s’entrecroisent donc à quelques mois d’intervalles, dans le désert de Mauritanie, dans la région de Tidjikdja.

Ce roman peut paraître au premier abord sans prétentions. Il se révèle au fur-et-à-mesure que l’on avance dans la lecture imprégné de la plus belle des ambitions : penser autrui… « Penser autrui, cette irréductible inquiétude pour l’autre » (pour reprendre une célèbre formule d’Emmanuel Levinas). En parcourant le désert Mauritanien Olivier part à la recherche de son frère Christian. On croit souvent connaître son frère mais bien souvent on ne le connaît pas. Cette quête est l’occasion de rencontres inattendues, merveilleusement humaines. Rencontre de l’Afrique et du désert. J’ai souvent songé, en lisant ce roman à des phrases du célèbre voyageur Théodore Monod, Le chercheur d’absolu (p. 65) : « J’ai eu la chance de rencontrer le désert, ce filtre, ce révélateur. Il m’a façonné, appris l’existence. Il est beau, il ne ment pas, il est propre… » Olivier traverse ce désert. Il cherche et découvre un monde énigmatique lieu d’une quête qui lui apportera bien des surprises. Les rencontres qu’il y fera ne seront pas forcément celles qu’il attendait. Dès le début du roman, avant le départ de l’avion, un mystérieux marabout avertit Olivier qu’il part pour un monde qui lui est irréductiblement étranger, un monde où tout est nouveau et à déchiffrer pour un Parisien vivant dans le confort d’un monde rassurant : « Tu sais je suis né dans le sable […] Il y en a partout. Chez nous, le sable est devant nous. Ici c’est différent. Ici les gens portent le désert en eux… » Jean-Pascal Ansermoz entraine son lecteur dans une intrigue aux multiples rebondissements d’un regard souriant et attentif il nous invite à être à l’écoute d’Africains dont le « rêve est plus fragile qu’une aile de papillon » Le récit se déroule avec la lenteur du désert : « il faut du temps. Du temps pour grandir, du temps pour se souvenir. Du temps pour aimer à nouveau… » Olivier aura à subir la traversée d’événements dramatiques. Ansermoz a placé l’intrigue de son roman en août 2005 à l’époque du coup d’Etat d’Ely Ould Mohammed Vall contre Maaouiya Oud Sid Ahmed Taya. Cette histoire est à peine évoquée, juste suggérée comme la toile de fond que traverseront les personnages du roman pour dévoiler petit à petit au lecteur le mystère qui les entoure. Qui est cette Joséphine pour laquelle Olivier se découvre soudain une fascinante attirance ? Olivier retrouvera-t-il son frère? Que lui apportera ce voyage? Autour du noeud formé par ces questions Jean-Pascal Ansermoz a réussi à construire un roman sobre, humain, généreux, palpitant dramatique et mouvementé, amoureux et mystérieux. Un livre écrit par un amoureux de l’Afrique et que je vous invite à découvrir.

Titre : « Le rire des choses »

Auteur : Jean-Pascal Ansermoz

Nombre de pages : 200

Editeur : BoD (Books on Demand)

Année de parution 2014

ISBN 978-2-32203-180-1

Quatrième de couverture

« Chaque vie porte une énergie et l’énergie jamais ne disparaît. Elle devient image, odeur, souvenir. L’équilibre persiste, même au-delà de la mort. Un fil ténu qui reste accroché à la porte qui s’est refermée »… Christian et Olivier sont deux frères que tout oppose. Quand le premier, médecin réputé et reconnu, disparaît lors d’une mission humanitaire en Afrique, le second se plonge corps et âme dans son travail à Paris. Deux ans plus tard un colis en provenance de la Mauritanie fait soudain resurgir leur passé. Olivier décide alors de partir sur les traces de son frère pour enfin faire face à ses peurs et obtenir des réponses à ses interrogations. Dans son nouveau roman Jean-Pascal Ansermoz nous emmène dans une Afrique hostile et magnifique, un continent qui est mémoire et berceau de fraternité mais où la vie n’est jamais bien loin de la mort, les souvenirs jamais loin de la folie… »

Vous pouvez commander ce livre dans toutes les bonnes librairies et notamment sur le site leslibrairies.fr

Le prisonnier de la tour de Catherine Laboubée

Le Prisonnier de la tour

J’ai passé, avec ce livre, de très passionnants instants de lecture. J’ai appris, je me suis amusé. Je l’ai lu comme un récit historique mais surtout comme un récit d’aventures.

Robert Courte-Heuse (1051-1134) fils ainé de Guillaume le Conquérant fait partie de ces personnages historiques un peu oubliés qu’on a peut-être croisé à l’école aux hasards d’un cours soporifique mais dont on ne se souvient plus guère. Le grand historien Marc Bloch, dans son ouvrage de référence « La société féodale » ne consacre que quelques mots à ce Robert fils de Guillaume, à peine une ligne, juste un membre de phrase situé après un point-virgule : « Guillaume le Conquérant donna à son fils Robert un clerc pour précepteur. » Catherine Laboubée a réussi l’exploit de faire de la biographie de ce Robert oublié un formidable roman que l’on savoure avec plaisir durant les longues siestes d’été, à l’ombre d’un pommier dans le bocage normand, au bord de la mer à l’ombre d’une voile normande ou sous un éclatant soleil italien à l’ombre d’une cathédrale normande. Dans ce récit d’aventures on voit défiler les images d’un film en technicolore, on voyage de Fécamp à Cardiff en passant par la Palestine, la Turquie et l’Italie. On voit défiler sous nos yeux le débarquement Normand de 1066 sur les côtes d’Angleterre et la bataille d’Hasting (14 Octobre 1066 il y aura 950 ans cette année), la croisade en orient de la fin du XIe siècle, le retour héroïque de Robert qui épouse à Brindisi la resplendissante Sybille de Conversano.

Toutes ces aventures sont écrites dans une langue vivante et virevoltante.

Catherine Laboubée a donné comme titre à son livre « Le Prisonnier de la tour » en hommage à une célèbre chanson de Francis Blanche immortalisée par Edith Piaf https://youtu.be/oN1UQU-O9i4

Mais en lisant la prose de ce récit dont la phrase coule et court comme dans les bons polars qui croustillent, en voyant vivre et combattre ces truculents héros du Moyen Âge c’est étrangement à une autre chanson d’Edith Piaf que j’ai pensé : aux aventures de l’américain « Browning » https://youtu.be/gUC74h6AiaI.

Dans ces formidables luttes entre seigneurs Anglo Normands du XIe siècle on peut en effet déjà voir poindre ces américains peu scrupuleux qui font la gloire des romans de la série noire. Dans ces héros de la première croisade, dans le comportement de certains féodaux, il y a quelque chose du Browning d’Edith Piaf. Ce n’est bien sûr que mon point de vue de lecteur partial et subjectif, je ne peux que vous encourager si vous souhaitez vous faire votre propre point de vue de vous procurer « Le Prisonnier de la tour » de Catherine Laboubée. Vous y découvrirez un sérieux travail historique rempli de questions plutôt que de certitudes: un livre qui ouvre l’appétit de savoir. Marc Bloch rappelait que « le grand juriste anglais Maitland disait qu’un livre d’histoire doit donner faim. Entendez : faim d’apprendre et surtout de chercher. » En lisant « Le Prisonnier de la tour » vous apprendrez beaucoup en vous amusant; le livre refermé vous aurez certainement envie d’en ouvrir une infinité d’autres.

Pour plus d’informations et pour vous procurer le livre consultez le site internet

http://www.catherine-laboubee.fr/Accueil.html

Informations de l’éditeur

Catherine Laboubée, Le Prisonnier de la tour

Editions La Belle Saison.  Prix 20€. Nombre pages 390.

ISBN 9791091323046

Quatrième de couverture

«Le Prisonnier de la Tour n’est autre que Robert de Courte-Heuse (1051-1134) le fils ainé de Guillaume le Conquérant. Quelque peu oublié de l’Histoire, il y a pourtant toute sa place, même si son parcours a souvent été éclipsé par celui de son petit frère Henri 1er Beauclerc, chouchou des chroniqueurs. Sa vie pavée d’embûches et de moments forts, a été marquée par l’aura d’un père omniprésent et peu partageur de son pouvoir, un père qu’on ne peut qu’admirer, mais qui ne laisse aucune place à autrui. C’est dans ce contexte que Robert, prêt à tout pour être digne de lui, tentera de faire ses preuves et se heurtera souvent à cette figure tutélaire.
Duc de Normandie, héros emblématique de la première croisade, Robert traversera bien des épreuves face à la soif de pouvoir de ses frères, et passera les trente dernières années de sa longue vie en prison en Angleterre après la défaite de Tinchebray.
Sa vie est celle d’un «humain» davantage que d’un conquérant, celle d’un diplomate qui se révéla un fier chef de guerre, précurseur dans bien des domaines y compris celui de l’amour courtois, un témoins de l’extraordinaire épopée que fut la conquête de l’Angleterre par les Normands et qui donna toute sa mesure dans la première croisade. Un home qui faisait passer sa vie avant tout, avant les honneurs et le pouvoir, dans un monde peu fait pour lui.»