12 Juillet 1817 naissance de…

Portrait de Henry David Thoreau extrait de La Revue blanche de Juillet 1896 (un document Gallica BnF).

Le 12 Juillet 1817 naissait Henry David Thoreau à Concord, dans le Massachusetts aux Etats-Unis. Poète, écrivain, philosophe, disciple d’Emerson, on peut le considérer comme l’un des pionniers de la lutte pour l’abolition de l’esclavage et contre la ségrégation raciale en Amérique, on peut aussi le considérer comme l’un des premiers écologistes. Son père était d’origine française et il exerçait une profession qui le destinait à donner le jour à un poète: il était fabricant de crayons. Sa mère, Cinthya Dunbar était d’origine écossaise et fille de pasteur. Henry D. Thoreau fit ses études à l’Université de Harvard et il vécut ensuite quasiment toute sa vie à Concord dans le Massachusetts (à l’exception des moments où il voyageait). C’est dans cette commune du Massachusetts qu’il est mort le 6 mai 1862. Il avait exercé diverses professions dont celle de géomètre arpenteur mais il abandonna fréquemment ses occupations professionnelles pour voyager et étudier la nature. D’un voyage effectué en 1839, il a écrit un livre publié dix ans plus tard intitulé « A week on the Concord and Merrimak rivers » (disponible en anglais sur le site de la Boston public Library). Son livre le plus connu est intitulé « Walden ou la vie dans les bois » (disponible de la traduction française de L. Fabulet sur le site Gallica BnF).

Extrait de préface de L. Fabulet au Walden de Henry David Thoreau (collection Gallica BnF

Walden de Henry David Thoreau (document des collections Gallica BnF).

Dans les collections de Gallica BnF on trouve, outre son roman Walden, de nombreux documents concernant Henry David Thoreau. La Revue blanche de Juillet 1896 publie sous le titre « Désobéir aux lois » un extrait de Anti Slavery and reform papiers » (à consulter ici sur la plateforme Gallica BnF). Sur cette même plateforme on retrouve un texte Thoreau sur l’Amour publié dans la revue La Phalange du 20 Mars 1913 (à consulter ici).

Le dictionnaire universel d’histoire et de géographie de Bouillet (3e édition 1908) consacre un article à Thoreau (à consulter ici toujours chez Gallica BnF), enfin le journal L‘Excelsior du 21 Juillet 1917 consacre un entrefilet sous le titre Pont des arts au centenaire de la naissance de Henry D. Thoreau aux Etats-Unis. À consulter ici chez Gallica BnF.

Entrefilet consacré par L’Excelsior au centenaire de la naissance de Henry D. Thoreau en pleine première guerre mondiale.

La pensée de Henry David Thoreau a sans doute encore beaucoup à nous apporter aujourd’hui. L’anniversaire de sa naissance est une bonne occasion de le rappeler.

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Là où résonne ton rire

Rimes pour un livre à venir…

Pierre Thiry toute citation de ce texte doit mentionner ce billet de blog en hyperlien).

 

Tu me dis qu’il faut oublier

Mais je n’oublie pas ton sourire.

Tu me dis qu’il faut tout plier

Mais là où résonne ton rire

 

Il n’y a rien à replier

Que des broussailles, des souvenirs, 

Un arbre un fragile pilier

Du ciel où souffle l’avenir…

 

Parfois l’arbre plie sous le vent.

Parfois il craque pas souvent.

Je ne plie ni ne craque… et toi ?

 

Tu es là tes yeux brillent pétillent

Comme deux étoiles qui scintillent

Dans l’eau d’une flaque sans toit.

Histoire de bizangos » par Fanny Bernard

Je me suis laissé happé en une lecture d’un seul souffle dans cette nouvelle au style alerte, écrite par une amoureuse d’Haïti dont la passion est contagieuse. Fanny Bernard nous fait voir, sentir éprouver par tous les sens, tous les pores de la peau la lumière et les parfums, le tourbillonnement et les bruissements de voix, la présence charnelle et envoutante d’Haïti. À travers le regard, les sensations, les sentiments et les rêves de René, le nouveau proviseur du lycée Français de Port au Prince, le lecteur sens, éprouve et découvre Haïti, sous toutes ses facettes avec la présence vaguement inquiétante des bizangos ces papillons haïtiens à forte charge légendaire et symbolique, avec le charmes des voix, des langues et des corps, avec le mystère de présences féminines un peu énigmatiques mais vigoureusement sculptées dans la matière des mots par la plume de Fanny Bernard. Un récit bref en nombre de mots mais tellement chargé d’émotions et de passions qu’il fait durer infiniment le plaisir de la lecture. J’ai particulièrement apprécié la belle ouverture de la fin qu’il ne faut pas dévoiler. Au terme de cette lecture on ne peut que tomber amoureux d’Haïti la terre de Toussaint Louverture, île à l’histoire chaotique, soumise aux vents les plus contraires. Mais une île au charme si puissant, pourvoyeuse de tant de mots et de beautés et de tant de talents littéraires, de tant de beautés et de tendresses humaines… …que René, le vieux proviseur proche de la retraite m’a semblé au terme de cette histoire être redevenu un adolescent redécouvrant la vie…

Pour acheter «Histoire de bizangos» (au format Kindle numérique pour tablette) cliquez ici

Sous le pseudonyme de LouBSimone, Fanny Bernard a écrit un article sur Haïti sur blog « Heureux qui comme Ulysse » cliquez ici

IL ÉTAIT UNE PLUME… 14 auteurs 14 nouvelles

Ce recueil de nouvelles, publié par l’association LES PLUMES INDÉPENDANTES, réunit 14 auteurs et 14 nouvelles sur le thème de la plume…

Je l’ai lu avec beaucoup de curiosité, d’intérêt, de surprise, de passion même. Certaines de ces nouvelles sont de véritables coups de cœur. J’ai apprécié l’ensemble, je le dirai à travers les impressions que ces lectures ont suscitées en moi.

J’ai lu avec enthousiasme la nouvelle « PLUME MANQUANTE » de Loli Artésia, c’est même un de mes coups de coeur. Entre mystère et merveilleux, Loli Artésia a réussit à créer un univers poétique, onirique, mêlé de lumières et d’ombres, qui est aussi et surtout une admirable métaphore de la réalité… Ce texte pourrait sans doute figurer un très beau livre pour enfant : un conte qui donne à penser, à rêver, un conte autant pour adultes que pour enfants. J’y ai retrouvé quelque chose de l’univers du Petit prince de Saint Exupéry.

J’ai été infiniment touché par la nouvelle « PLUME SOLITAIRE » de Audrey Martinez, peut-être parce-que j’ai trouvé de multiples raisons de m’identifier au héros de cette nouvelle infiniment touchante. Je me suis autorisé à lire avec une petite larme (de nostalgie ou de bonheur) au coin de l’oeil (celles et ceux qui me connaissent bien comprendront pourquoi). L’émotion amoureuse fait partie intégrante de la vie d’un écrivain.

LA PLUME DE LA HARPIE de Erika Boyer évoque ces histoires que les enfants se racontent le soir, dans le noir pour frissonner après une longue promenade en forêt. À lire ce conte j’ai éprouvé ce sentiment que j’éprouve face à un romantisme à la George Sand et quelque chose qui évoque aussi ce style auroral des auteurs du début de XXe siècle (Le Grand Meaulnes d’Alain Fournier par exemple).

PLUME NOIRE de Lou B Simone raconte la fragile construction d’un jeune homme africain, écartelé entre sa culture, peule, et ses désirs d’ailleurs et d’autrement. Ce récit, dont la fin pourra paraître sombre, est l’une de mes très belles découvertes.. Il conduit à se penser et approfondir les relations entre Afrique et Europe, entre valeurs et cultures différentes, entre clôture et ouverture, la fin tragique amènera chacun à penser son rapport à autrui, à prendre le temps d’écouter et de comprendre.

La nouvelle « LETTRES EN HÉRITAGE » d’Agnès de Cize mérite qu’on s’y arrête. Je l’ai lue avec l’impression de lire un immense roman, c’est un récit court par la taille, relatant une longue histoire familiale faite de zones d’ombres de mémoire et d’oublis…

À LA PORTE… est signé par l’auteur le plus discret du livre (juste une initiale et un signe de ponctuation : G !). Ce conte original et poétique est une belle invitation à réécouter la musique d’un certain L. V.B.

« À HUE ET ABYSSE » d’Attila Valpinson nous fait entrer dans un univers d’une immense originalité qui peut susciter une lecture poétique où on se laisse porter par les mots, par leurs rythmes encore plus que par leur sens : mais cette nouvelle aura plus d’une significations pour qui prendra le temps de s’y attarder…

ÉCHOS signé Antoine Delouhans est un récit de type autobiographique, est-il réel ? Est-il romancé ? On ne se pose pas la question car on est entraîné par sa sincérité, sa simplicité, sa belle humanité. Peut-être que ce court récit se transformera-t-il un jour en un long roman ?

MA PREMIÈRE PLUME de Chris Red saura certainement plaire à de nombreux lecteurs par le thème choisi : les amérindiens, le rapport à la nature…

Dans LA LÉGÈRETÉ DU NON-ÊTRE, Tia Wolff suggère plus qu’elle ne souligne. L’imagination du lecteur s’y glisse pour y brosser sa propre histoire.

Frany Jane Cavalier dans COMMENT LE CHIEN APPRIVOISE UNE PETITE PLUME nous offre une belle illustration du fait que le chien est l’un des meilleurs amis des enfants.

Le recueil se termine sur les nouvelles de Flore Avelin (PLUME) et Hilda Alonso (VORTEX) qui nous entraînent dans le monde de la nuit et de la danse avec des points de vue bien différents mais dans un univers où flirtent ensemble le féminin, le mystère et le fantastique.

Je ne dirai rien de PLUME REBELLE qui ouvre le recueil, chacun comprendra pourquoi (il est signé Pierre Thiry) vous voudrez bien m’en excuser…

Chacune de ces nouvelles augure certainement chez chacun de ces auteurs, de nombreux autres écrits, plus amples, plus développés : de nouveaux livres à venir. Nous les attendons avec impatience.

Vous pourrez découvrir ce recueil IL ÉTAIT UNE PLUME

Le dimanche 16 Septembre au Salon des écrivains Normands à Rouen (Normandie)

Le dimanche 30 Septembre au Salon des plumes indépendantes à Captieux (Aquitaine).

Pour acheter ce recueil cliquez ici.

Le Mauvais temps (Mové tan) par Ludvik Jean-Denis

Le Mauvais temps (Mové tan) de Ludvik Jean-Denis

Ce recueil de nouvelles est dédié par Ludvik Jean-Denis

« À mon papillon,

mon petit bout de paradis,

qui m’a inspiré tant d’histoires. »

Tout le monde aura reconnu dans ce papillon l’île de La Guadeloupe…

Ces nouvelles sont des regards attendris et nostalgiques, enracinés et fiers, amoureux et humoristiques portés sur ce grand papillon des Antilles.

Ce livre est à conseiller à toutes celles et ceux qui sont amoureux de La Guadeloupe, à toutes celles et ceux qui souhaitent faire connaissance de ce territoire des Antilles à travers les regards d’un amoureux de ce petit bout de paradis.

Cette île dont on fait connaissance est celle des Guadeloupéens. On entre pour ainsi dire dans leur psychologie, dans leur intimité. Pour de trop nombreuses personnes, La Guadeloupe est connue comme une destination touristique dont le privilège n’est pas offert à toutes et à tous. Mais si cette île est souvent trop inconnue et méconnue c’est parce-qu’on ne prend pas assez le temps de l’écouter dans sa réalité même.

Ludvik Jean-Denis propose dans ce recueil huit nouvelles qui sont comme des croquis brossés, comme des fenêtres ouvertes pour écouter les murmures de l’île. « Frère de coeur », « Un dimanche à la messe », « Solina », « Kenbwa »… Je vous laisse découvrir les autres titres en achetant le livre.

Ces nouvelles nous font entrer dans le quotidien de l’île. Elles ont pour sujet les Guadeloupéens et La Guadeloupe, les personnages, les paysages, les atmosphères, la psychologie de chacun est présenté en traits rapides, rapidement tracés, avec habileté, avec humanité…. Avec cette fragilité empreinte de maladresse (ou de mâle adresse), signe que l’auteur est humain, pleinement humain, entier. Ludvik Jean-Denis est jeune, Antillais, empli de fougue et d’amour pour son objet d’enthousiasme : écrire La Guadeloupe.

La prose de ses nouvelles est vivante, enracinée sur la terre dont il est question, ancrée dans la mer des Caraïbes. Elle évoque le goût du rhum antillais, celui qui ne s’oublie jamais si on l’a goûté une fois sous les tropiques, elle évoque l’accent antillais celui qui ne s’oublie jamais si on l’a écouté une fois avec la reconnaissance de celui qui a eu à vivre une fois dans sa vie l’immense générosité Antillaise.

Dans ces nouvelles, le sourire et l’humour, les petites passions humaines et le sublime de la nature, les sauts vertigineux dans le vide et les miracles de rencontres inattendues s’entrecroisent pour le plus grand bonheur du voyageur des mots qu’est le lecteur. Les chutes surprennent ou font sourire. Le genre de la nouvelle n’est pas facile à manier, les nouvelles de Ludvik Jean-Denis relèvent le défi. Elles sont fraîches et vives comme l’ouvrage d’un jeune écrivain qui un jour en pleine maturité nous offrira un maître ouvrage où jailliront toutes les promesses de feu d’artifices qui pétillent déjà dans ces histoires courtes.

Présentation de l’éditeur

« Depuis quelques temps, Zouti rentrait bredouille de ses virées en mer. Les fonds marins n’avaient pas le moindre poisson à lui offrir. Cette situation n’était plus tenable car il avait une grande famille à nourrir.
Jour après jour, il retournait au large de la Pointe des Châteaux, braver l’océan Atlantique houleux et capricieux comme à son habitude, avec sa petite barque.
Zouti était confiant et savait que ça mordrait tôt ou tard. Il croyait en sa bonne étoile et à son défunt père marin qui veillait sur lui. »
37 pages
Editeur: BoD
Parution: 2 mai 2018
Edition: e-book

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« La délivrance de l’accordéon » par Loli Artésia

Sur la couverture il est écrit « poésie ». Je ne sais pas bien ce que c’est que la poésie (ce mot aux contours flous, brumeux, printanier ou automnal, superbe ou gredin). Ce que je sais en revanche c’est l’enthousiasme suscité en moi par la lecture du titre. Sur la couverture, au dessus de « poésie » on lit « La délivrance de l’accordéon ».

À la lumière de ces cinq mots, immédiatement les images défilent, comme au cinématographe. Elles surgissent comme des promesses d’un univers à nul autre pareil, dessins animés tourbillonnants, films muets assourdissants, drames réalistes, aventures picaresques, mélodies envoûtantes…

Comment y résister ?

Dès la parution de ce petit livre de Loli Artésia, je me suis rué dans mon magasin à livres.

« La délivrance de l’accordéon ! »

Il me fallait immédiatement. Je l’ai acheté. Je l’ai ouvert et refermé, comme un accordéon. Je l’ai ouvert et refermé, non sans avoir déroulé d’une traite à l’allure d’un fox-trot, en un souffle, tous les textes inclus sous ce titre fabuleux. Depuis, il est allongé à la place d’honneur sur ma table de nuit, félin, silencieux ou bavard.

Il paresse.

Mais je ne le laisse pas se reposer. Je l’ouvre avec délice, quand ça me chante.

J’aime savourer l’un ou l’autre des poèmes de Loli Artésia.

Je ne sais pas ce que c’est qu’un « poème » mais il faut bien avouer que ce mot va comme un gant aux arpèges de mots de Loli Artésia. Certains vous réchauffent de leurs rayons éblouissants comme un tableau de Botticelli. D’autres vous enchantent comme de vieux souvenirs d’enfance, certains vous agrippent, vous griffent, vous boxent ou vous caressent. Les uns d’un œil superbe vous entraînent malicieusement dans une farandole espiègle. D’autres sont tristes ou nostalgiques, blafards, comme une rencontre au crépuscule entre Arthur Rimbaud et Léon Spillaert.

Les vers y circulent en tout sens, lumineux ou souterrains, invitant à redécouvrir le monde sous une lumière inimitable. J’adore ce livre. Injustement. Je le lis et le relis, le feuillette et le contemple. J’y cours en un sprint époustouflant. J’y rêve en un rêve éveillé. C’est un coup de coeur. J’adore ce livre. Il me passionne. Si c’est cela la poésie j’en suis amoureux. Elle est modeste et simple, imprévisible, abrupte et sans concession, surprenante et souvent vertigineuse :

« Hop ! Se décroche

« La nacelle

« Finie la balancelle

« Et le violoncelle

« Sonne faux

« Dégringolade… »

Mon opinion sur les poèmes de Loli Artésia est aussi injuste qu’une dégringolade amoureuse.

J’adore.

Je pourrais m’abandonner à une avalanche infinie de superlatifs…

En dégringolade…

Mais je sais que nous sommes sur internet. Si j’en ajoute vous ne me lirez pas. Alors laissez-moi juste vous supplier en douze mots de prose : « achetez tout de suite La délivrance de l’accordéon de Loli Artésia ! »

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