« La délivrance de l’accordéon » par Loli Artésia

Sur la couverture il est écrit « poésie ». Je ne sais pas bien ce que c’est que la poésie (ce mot aux contours flous, brumeux, printanier ou automnal, superbe ou gredin). Ce que je sais en revanche c’est l’enthousiasme suscité en moi par la lecture du titre. Sur la couverture, au dessus de « poésie » on lit « La délivrance de l’accordéon ».

À la lumière de ces cinq mots, immédiatement les images défilent, comme au cinématographe. Elles surgissent comme des promesses d’un univers à nul autre pareil, dessins animés tourbillonnants, films muets assourdissants, drames réalistes, aventures picaresques, mélodies envoûtantes…

Comment y résister ?

Dès la parution de ce petit livre de Loli Artésia, je me suis rué dans mon magasin à livres.

« La délivrance de l’accordéon ! »

Il me fallait immédiatement. Je l’ai acheté. Je l’ai ouvert et refermé, comme un accordéon. Je l’ai ouvert et refermé, non sans avoir déroulé d’une traite à l’allure d’un fox-trot, en un souffle, tous les textes inclus sous ce titre fabuleux. Depuis, il est allongé à la place d’honneur sur ma table de nuit, félin, silencieux ou bavard.

Il paresse.

Mais je ne le laisse pas se reposer. Je l’ouvre avec délice, quand ça me chante.

J’aime savourer l’un ou l’autre des poèmes de Loli Artésia.

Je ne sais pas ce que c’est qu’un « poème » mais il faut bien avouer que ce mot va comme un gant aux arpèges de mots de Loli Artésia. Certains vous réchauffent de leurs rayons éblouissants comme un tableau de Botticelli. D’autres vous enchantent comme de vieux souvenirs d’enfance, certains vous agrippent, vous griffent, vous boxent ou vous caressent. Les uns d’un œil superbe vous entraînent malicieusement dans une farandole espiègle. D’autres sont tristes ou nostalgiques, blafards, comme une rencontre au crépuscule entre Arthur Rimbaud et Léon Spillaert.

Les vers y circulent en tout sens, lumineux ou souterrains, invitant à redécouvrir le monde sous une lumière inimitable. J’adore ce livre. Injustement. Je le lis et le relis, le feuillette et le contemple. J’y cours en un sprint époustouflant. J’y rêve en un rêve éveillé. C’est un coup de coeur. J’adore ce livre. Il me passionne. Si c’est cela la poésie j’en suis amoureux. Elle est modeste et simple, imprévisible, abrupte et sans concession, surprenante et souvent vertigineuse :

« Hop ! Se décroche

« La nacelle

« Finie la balancelle

« Et le violoncelle

« Sonne faux

« Dégringolade… »

Mon opinion sur les poèmes de Loli Artésia est aussi injuste qu’une dégringolade amoureuse.

J’adore.

Je pourrais m’abandonner à une avalanche infinie de superlatifs…

En dégringolade…

Mais je sais que nous sommes sur internet. Si j’en ajoute vous ne me lirez pas. Alors laissez-moi juste vous supplier en douze mots de prose : « achetez tout de suite La délivrance de l’accordéon de Loli Artésia ! »

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Abiola et la plante magique par Iman Eyitayo

20160826_104336Ce roman jeunesse est un coup de cœur ; le cri du cœur d’une Béninoise pour son pays de naissance ; le cri d’amour d’une petite fille pour sa grand-mère.

Il a été écrit pour transmettre et ce qu’il transmet est considérable. Il nous offre de voyager à Porto Novo, la capitale du Bénin, située sur les bords de la lagune de la baie du Bénin dans le golfe de Guinée, à quelques encablures de Cotonou. Pour ceux qui connaissent déjà l’Afrique de l’ouest ce livre évoquera sans doute une foule d’images, de sons et de saveurs. Pour ceux qui ne connaissent pas encore le Bénin (que l’on appelait Dahomey avant 1960 lorsqu’il était une colonie française) ce petit livre est une merveilleuse introduction.

Abiola, une petite fille de sept ans, rend visite à sa grand-mère à Porto Novo. Elle s’en réjouit. Mais sa « grand m’man » est trop malade pour que les enfants puissent l’approcher. Autour du sérieux de la maladie le monde des adultes a érigé une muraille. Dans sa générosité de petite fille résolue à faire plaisir Abiola cherche le moyen d’agir. De quelles forces peut disposer une enfant qui n’a pas la science des adultes ? Abiola a la chance de bénéficier de la plus merveilleuse des puissances celle qu’offre l’amitié. Hui Lin son amie Chinoise, Francis son ami Français vont apporter à Abiola leur soutien pour affronter ses peurs, peur de la maladie, peur de l’inconnu… Peut-on empêcher une petite fille de soigner sa grand-mère ? Comment Abiola parviendra à ses fins ? Ce livre explore ces passionnantes questions en transmettant des valeurs : importance de l’amitié, amour pour sa famille, discipline mais surtout le courage d’agir. Le courage d’Abiola est au cœur de l’intrigue. Pour apprendre il faut aussi savoir résister à la peur, surmonter les barrières infranchissables, apprivoiser l’inconnu. Le texte ne s’encombre pas de descriptions superflues. Il suggère, il ouvre des pistes, à chacun de continuer à explorer ce chemin à sa manière. Ce livre est léger, de la plus belle des légèretés celle de l’esprit. Les illustrations de Megane Cuvellier, imprimées en noir et blanc ne dévorent pas le texte et laissent toute sa place au déploiement d’un imaginaire coloré. J’ai lu cette histoire en retrouvant les plaisirs de lecture de l’enfance. Vous savez : celui de ces livres que l’on ne veut pas lâcher et pour lesquels on rallume, en pleine nuit, une bougie pour les lire en cachette. Le sens réel de l’expression « plante magique » du titre c’est peut-être bien cette petite chose fragile, impalpable et cependant si puissante qu’offre au lecteur l’imaginaire qui stimule l’esprit lors d’une lecture palpitante. Comment affronter la peur ? Comment affronter l’inconnu pour garder intacte sa générosité et ses capacités d’agir ? Parce-qu’il aborde avec finesse, discrétion et intelligence ces questions importantes, ce petit livre mérite d’être mis entre toutes les mains.

Auteur: Iman Eyitayo

Illustrations: Mégane Cuvelier

Titre: Abiola et la plante magique

Prix: 6,00€

Nombre de pages: 88

Editions Les plumes solidaires

ISBN: 9791096622009

Quatrième de couverture:

ROMAN JEUNESSE à partir de 7 ans.

Abiola, 7 ans ½, est une petite fille pleine d’entrain à l’approche des vacances scolaires. Seulement, cette année, quelque chose la rend triste : sa grand-mère est malade et elle est incapable de l’aider. Heureusement, son amie Hui Lin lui parle d’une rumeur qui circule dans les marchés chinois de la capitale : une fleur capable de guérir toutes les maladies pousserait chaque année, juste avant le début de la saison des pluies, à une trentaine de kilomètres de là. Toutefois, la plante serait protégée par des créatures auxquelles personne ne veut avoir affaire…

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