Une princesse pas comme les autres…

Invitation à la lecture de Chroniques d’une princesse machiavélique de Lily B.Francis

Nicolas Machiavel, en rédigeant « Le Prince », Victor Hugo, en créant ces personnages devenus universels : Phoebus et Esmeralda dans « Notre-Dame de Paris », se doutaient-ils qu’un jour Lily B.Francis allait écrire « Chroniques d’une Princesse Machiavélique » ? une saga romanesque dans laquelle Esmeralda et Phoebus joueraient un rôle important ?

Nul besoin d’avoir lu « Le Prince » de Machiavel ou « Notre-Dame de Paris » de Hugo pour lire la saga de Lily B.Francis. « Chroniques d’une princesse machiavélique » se décline en plusieurs volumes, telle une véritable saga dont la protagoniste principale est Agnès « la princesse machiavélique ». Je n’ai lu que le premier volume (je ne suis pas sûr de lire les suivants mais sait-on jamais…). J’ai pris grand plaisir à cette lecture. Il y a beaucoup de personnages dans cette histoire, Agnès et son groupe de copines, Esmeralda et sa troupe de Colombiens (des Colombiens particuliers ils gens du voyage originaires d’Europe centrale). Ce roman se lit facilement, à la manière dont on sirote une orangeade lors d’une soirée d’été sur la terrasse calme d’un petit village méditerranéen. À cette lecture on retrouve ces plaisirs de nos lectures d’enfant (« Club des cinq » ou « Clan des sept ») les intrigues ficelées par Lily B.Francis y ont ce mouvement entraînant qui happe le regard du lecteur et le tient en haleine jusqu’au bout du livre. On y retrouve l’intensité des amours adolescentes : découvertes des premiers émois amoureux, des premières déceptions, des premiers exploits amoureux, des barrières que l’on croyait infranchissables que l’on franchit d’un seul coup entraîné par la force des sentiments. Agnès aime Phoebus qui aime Esmeralda. À partir de ce triangle amoureux Lily B.Francis nous invite à vivre durant 430 pages les tactiques virtuoses d’Agnès pour arriver à ses fins. Agnès n’est pas une princesse comme les autres. Les personnages vivent dans un milieu de bourgeoisie aisée, à l’abri du besoin matériel mais non pas à l’abri d ‘imprévisibles ouragans amoureux, ce ne sont pas des aristocrates mais dans cette histoire il reste quelque chose de l’amour courtois des troubadours…

Visiblement Lily B.Francis a pris plaisir à écrire ce texte. C’est ce qui nous le rend sympathique. Ce roman a reçu 36 critiques sur la plateforme Amazon.com (cliquez ici « clic » pour les lire). Ce roman a même ses fans inconditionnels (voir cette critique de Sofia du blog « BooksCritics » cliquez ici « clic »). Si vous cherchez un livre facile à lire pour vous faire rêver à des ailleurs ensoleillés, si aimez vous passionner pour les histoires d’amour improbables, alors ce livre est pour vous.

Quatrième de couverture

« Agnès n’en revient pas !
Le voile du déni vient de se lever et elle réalise qu’elle est toujours amoureuse de son meilleur ami, le magnifique Phoebus Rolland.
Ce serait le début d’une superbe histoire d’amour s’il næ’était pas en couple depuis 7 ans !
Tant pis, Agnès tente le tout pour le tout.
C’est fun, c’est frais, c’est fou, sauf qu’elle oublie complètement que si elle sème le vent, elle récoltera la tempête ! »

Lily B. Francis signera ce livre (et d’autres volumes de la saga) au Salon Livre Paris le Samedi 18 mars 2018 lors de l’événement « Des Princesses et des livres » qui vous permettra aussi de découvrir mon petit album jeunesse « La Princesse Élodie de Zèbrazur et Augustin le chien qui faisait n’importe quoi. » (cliquez ici « clic »).

À découvrir: le blog Chroniques d’une princesse machiavélique cliquez ici « clic ».

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« Le rire des choses » de Jean-Pascal Ansermoz

Le rire des chosesIvre à la dérive Olivier rentre chez lui. Sa journée a été désastreuse. Il vient d’être licencié de l’agence de voyages parisienne où il travaillait. Fin brutale d’une vie d’insouciance confortable. Il rentre chez lui, ouvre sa boîte aux lettres et trouve un courrier étrange : un journal de voyage, rédigé par son frère Christian qui avait disparu depuis deux ans, après avoir quitté la France pour la Mauritanie. Olivier reçoit ce message comme un appel et décide de se rendre en Afrique pour retrouver son frère. Le secourir. A partir de ce nœud Jean-Pascal Ansermoz construit un petit roman écrit dans un style sobre et efficace. La narration ous fait suivre les impressions de voyage d’Olivier et la lecture du journal de Christian. Deux trajectoires et deux points de vue s’entrecroisent donc à quelques mois d’intervalles, dans le désert de Mauritanie, dans la région de Tidjikdja.

Ce roman peut paraître au premier abord sans prétentions. Il se révèle au fur-et-à-mesure que l’on avance dans la lecture imprégné de la plus belle des ambitions : penser autrui… « Penser autrui, cette irréductible inquiétude pour l’autre » (pour reprendre une célèbre formule d’Emmanuel Levinas). En parcourant le désert Mauritanien Olivier part à la recherche de son frère Christian. On croit souvent connaître son frère mais bien souvent on ne le connaît pas. Cette quête est l’occasion de rencontres inattendues, merveilleusement humaines. Rencontre de l’Afrique et du désert. J’ai souvent songé, en lisant ce roman à des phrases du célèbre voyageur Théodore Monod, Le chercheur d’absolu (p. 65) : « J’ai eu la chance de rencontrer le désert, ce filtre, ce révélateur. Il m’a façonné, appris l’existence. Il est beau, il ne ment pas, il est propre… » Olivier traverse ce désert. Il cherche et découvre un monde énigmatique lieu d’une quête qui lui apportera bien des surprises. Les rencontres qu’il y fera ne seront pas forcément celles qu’il attendait. Dès le début du roman, avant le départ de l’avion, un mystérieux marabout avertit Olivier qu’il part pour un monde qui lui est irréductiblement étranger, un monde où tout est nouveau et à déchiffrer pour un Parisien vivant dans le confort d’un monde rassurant : « Tu sais je suis né dans le sable […] Il y en a partout. Chez nous, le sable est devant nous. Ici c’est différent. Ici les gens portent le désert en eux… » Jean-Pascal Ansermoz entraine son lecteur dans une intrigue aux multiples rebondissements d’un regard souriant et attentif il nous invite à être à l’écoute d’Africains dont le « rêve est plus fragile qu’une aile de papillon » Le récit se déroule avec la lenteur du désert : « il faut du temps. Du temps pour grandir, du temps pour se souvenir. Du temps pour aimer à nouveau… » Olivier aura à subir la traversée d’événements dramatiques. Ansermoz a placé l’intrigue de son roman en août 2005 à l’époque du coup d’Etat d’Ely Ould Mohammed Vall contre Maaouiya Oud Sid Ahmed Taya. Cette histoire est à peine évoquée, juste suggérée comme la toile de fond que traverseront les personnages du roman pour dévoiler petit à petit au lecteur le mystère qui les entoure. Qui est cette Joséphine pour laquelle Olivier se découvre soudain une fascinante attirance ? Olivier retrouvera-t-il son frère? Que lui apportera ce voyage? Autour du noeud formé par ces questions Jean-Pascal Ansermoz a réussi à construire un roman sobre, humain, généreux, palpitant dramatique et mouvementé, amoureux et mystérieux. Un livre écrit par un amoureux de l’Afrique et que je vous invite à découvrir.

Titre : « Le rire des choses »

Auteur : Jean-Pascal Ansermoz

Nombre de pages : 200

Editeur : BoD (Books on Demand)

Année de parution 2014

ISBN 978-2-32203-180-1

Quatrième de couverture

« Chaque vie porte une énergie et l’énergie jamais ne disparaît. Elle devient image, odeur, souvenir. L’équilibre persiste, même au-delà de la mort. Un fil ténu qui reste accroché à la porte qui s’est refermée »… Christian et Olivier sont deux frères que tout oppose. Quand le premier, médecin réputé et reconnu, disparaît lors d’une mission humanitaire en Afrique, le second se plonge corps et âme dans son travail à Paris. Deux ans plus tard un colis en provenance de la Mauritanie fait soudain resurgir leur passé. Olivier décide alors de partir sur les traces de son frère pour enfin faire face à ses peurs et obtenir des réponses à ses interrogations. Dans son nouveau roman Jean-Pascal Ansermoz nous emmène dans une Afrique hostile et magnifique, un continent qui est mémoire et berceau de fraternité mais où la vie n’est jamais bien loin de la mort, les souvenirs jamais loin de la folie… »

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